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                             Petite histoire de l'Etat-civil


En France, on fait remonter la création de l'Etat-Civil à l'ordonnance de Villers-Cotterêts, signée le 15 août 1539 par le roi François 1er.
Elle fait obligation aux curés de noter les baptêmes et les décès dans un registre, écrit en français et dont le double doit être déposé chaque année au siège du bailliage.
En fait, depuis le Moyen-age, les curés ont l'habitude de consigner les baptêmes afin de ne donner les sacrements qu'aux baptisés et seule l'obligation de noter les sépultures est une nouveauté.
L'usage du français est imposé pour permettre à tous ceux qui savent lire de comprendre le contenu des registres.
Malheureusement certains curés continuent à user de latin voire de patois. De multiples documents sont ainsi difficilement déchiffrables.
Quant à l'obligation de remettre un double au bailli, elle est presque totalement ignorée, c'est pourquoi le temps passant, de nombreux registres uniques ont totalement disparu.

Le concile de Trente qui s'est tenu de 1545 à 1563, a imposé, lui, de mentionner le nom des parrains.

L'ordonnance de Blois, signée par Henri III en 1579, impose la tenue de registre de mariage.

Enfin, Louis XIV, en signant l'ordonnance de Saint-Germain, impose efficacement la tenue en double des registres.

Il faut noter que quand la Réforme se développa en France, les pasteurs tinrent le plus souvent les mêmes registres que ceux imposés aux curés.

C'est la Révolution qui modifiera le plus profondément toute cette organisation bâtie au fil des siècles.
Par la loi du 20 septembre 1792 (an I de la République), elle ôte aux curés le soin de tenir les registres et crée notre Etat-civil moderne en le confiant aux officiers d'Etat-civil.

D'autres réformes interviendront mais ne toucheront plus à l'essentiel.