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Ancêtres
et histoire
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Exemple
Histoire d'un quartier de
Béthune :
Catorive
Les origines
On ignore à
peu près tout des origines de la ville de
Béthune mais tous les historiens semblent d’accord
pour considérer qu’elle est
née autour de ce qui est devenu le quartier de Catorive.
Ce nom même
paraît annoncer un château construit sur une
rive de la Lawe.
Les romains lors de
leurs conquêtes avaient pour habitude
d’établir de nombreux forts pour la
défense des zones frontières, on peut
penser que l’un d’eux fut établi au
milieu de ces terres fertiles en profitant
d’une boucle de la Lawe, rivière alors navigable
mais aussi protection
naturelle.
On sait
toutefois, grâce au récit de la vie de St Vaast,
que
Catorive était déjà un village au
début du VI e siècle.
En effet,
après avoir été le
catéchiste de Clovis, Vaast, va
être envoyé par St Rémi pour
évangéliser les régions de Cambrai et
d’Arras. Il
incite les habitants, vers 502, à construire une
église dédiée à la vierge
sur
le point culminant de leur village (l’actuelle place Pasteur).
Les premières
traces dans les archives
(...)
Les temps difficiles
: XIe et XIIe siècle
(...)
Béthune
remplace Catorive : XIIIe, XIVe et XVe siècle.
(...)
Le
déclin de Catorive se confirme : XVIe siècle.
(...)
Les temps
d'instabilité : XVIIe et XVIIIe siècle.
(...)
La
transformation de Catorive : le XIXe siècle
(...)
Un début
de XXe siècle difficile, la Grande Guerre
Le quartier
connaît de
nouvelles inondations en 1903 et surtout en 1910, année de
grandes inondations partout en France.
En 1912, la Compagnie
des mines de Bruay a expédié 843000
tonnes de charbon par voie d’eau.
Un tiers du charbon
extrait sur ce secteur transite par le
canal.
Au début de
la 1ère guerre mondiale,
l’avance
allemande est rapide, on les voit à Noeux les Mines, dans le
Bas-pays, et même
dans les faubourgs de Béthune dans la nuit du 3 au 4
septembre.
Les troupes anglaises
y sont pourtant arrivées dès le 9
août.
En octobre, la ville
est placée dans le secteur anglais. Les
habitants logent une partie des troupes.
Des mess sont
installés dans des maisons particulières.
Début 1915
de violents combats se déroulent dans le
Bas-pays, les blessés sont évacués
vers Béthune et traversent Catorive parfois
dans des autobus à impériale venus
d’Angleterre.
En septembre, la ville
a déjà subi 53 bombardements et reçu
plus de 2000 obus.
En 1916, ce front se
calme. L’ensemble de la ville continue
à vivre quasi normalement, seuls des femmes et des enfants
ont été évacués.
Béthune est cependant bombardé le 7
août.
Le 11 août
la ville reçoit la visite du roi d’Angleterre,
George V, et le 16 octobre celle de Raymond Poincaré,
Président de la
République.
En
décembre, de nouveau, la Lawe envahit le vieux quartier et
toute sa partie basse se trouve sous les eaux. Les habitants se
déplacent en
barque et sont souvent ravitaillés par les soldats.
1917 est plus calme,
même si le front est proche.
La ville
n’est bombardée que 3 fois.
Le 18
décembre les obus tombent sur la sacristie de
l’église
St Vaast à l’heure du salut.
Les bombardements se
poursuivent en janvier.
Georges
Clémenceau vient à Béthune le 25
février lors d’une
visite d’inspection.
En avril, les
Allemands gagnent du terrain, ils arrivent sur
Béthune par le Bas-pays. Fin mars, ils sont à 3
km de Catorive.
La ville subit des
bombardements réguliers et le beffroi brûle.
Le 12 avril,
Clémenceau est de retour. Il est
décidé de
tenir coûte que coûte pour préserver les
mines de Bruay, Marles et Auchel. Mais
Béthune doit être évacué.
Des milliers de Béthunois partent sur les routes.
L’artillerie
allemande semble s’acharner sur la ville.
Les armées
alliées déclenchent à
l’été une violente offensive
et le 16 octobre tout le Pas de Calais est abandonné par
l’ennemi.
Enfin, le 11 novembre
l’armistice est signé.
Catorive a souffert de
la guerre, un tiers des maisons ont été
détruites et un autre tiers est
à abattre.
D’août
1914 à avril 1918, les quais de déchargement de
la Compagnie
des mines de Bruay ont grouillé
d’activité.
Mais en 1918 suite
à de violents bombardements, les voies
ferrées ont été gravement
endommagées.
La remise en
état de l’ensemble des installations de la
Compagnie prendra 5 ans.
Le quartier va se
relever une fois de plus.
La crise
des années 30 et la 2e Guerre Mondiale
(...)
Déclin
et renouveau de 1945 à nos jours
(...)