
1er jour : (se garer au parking souterrain de la grand-place)

Arras occupa d'abord les hauteurs qui entourent aujourd'hui le centre ville.
A côté se développa à partir du VIII e siècle, autour de l'abbaye bénédictine un autre village qui allait devenir la ville d'Arras.
La ville grandit rapidement grâce à l'industrie drapière, elle connut une période de prospérité de plusieurs siècles.
En 1368 et 1414 ses faubourgs furent brûlés.
En 1477, Louis XI s'empara d'Arras et fit déporter une partie de la population.
Arras a encore connu les sièges de 1640 (par les Français) et de 1654 (par les Espagnols).Toutefois, l’ensemble du centre ville a été restauré ou reconstruit à l’identique.
Aujourd’hui Arras, est la préfecture du département du Pas de Calais.
Lieux
remarquables : circuit
de 6 km durée 3 h30 avec visites (hors musées)
La grand-place et la
petite-place (ou place des
héros nommée ainsi en hommage aux
résistants) :

Cet ensemble monumental est l’exemple le plus complet de l’architecture flamande en France.
Les places sont entièrement composées de maisons quasi identiques, étroites, très élevées, se terminant par des pignons ornementés et formant au rez de chaussée une galerie continue.
Remarquez, sur la grand-place, la maison du N° 47 de 1467.
La plupart des autres maisons sont du
XVIIe siècle et ont
été restaurées ou rétablies
après la guerre de 1914-1918.
L’hôtel de
ville :

L’hôtel
de ville
Une aile renaissance fut ajoutée en 1572.
Le beffroi de 75 mètres
qui le domine a été classé
récemment
au patrimoine mondial de l’UNESCO. Au sommet on remarquera le
lion d’Arras qui
mesure 7 mètres.
Les
boves

Les boves
Immense réseau de souterrains ou boves, dont l’origine semble remonter à l’époque romaine.
Ils ont servi à travers les siècles d’abri à la population lors des conflits.
La visite guidée est possible (voir l’office du tourisme).
Prendre à gauche
la rue Désire Delansorne.
Le
palais de justice :

Le
palais de justice
Ancien hôtel des Etats d’Artois.
Construit entre 1701 et 1724, d’architecture classique.
Suivre la rue Ernestale pour
rejoindre la place du
théâtre.
Le
théâtre :

Le
théâtre
Construit en 2 ans, il est inauguré en 1785.
Il a remplacé le marché aux poissons, on voit encore en face au numéro 16, l’ostel des poissonnyers, orné de sirènes et de poissons.
Sa façade néo-classique sobre, cache une étonnante salle à l’italienne.
Il est actuellement en travaux.
Au fond de la place suivre la
rue des jongleurs puis la
rue Albert 1er qui longe la
façade sud-est de l’ancienne abbaye
Saint-Vaast.
Contourner l’abside
de la cathédrale pour y pénétrer.
La cathédrale :

La cathédrale
Ancienne abbatiale, elle ne devint cathédrale qu’en 1833.
Commencée en 1766 par l’architecte de la Madeleine de Paris, elle était inachevée quand les Bénédictins en furent expulsés par la Révolution.
Ce vaste édifice de style classique, long de 102 m et large de 26 m fut achevé en 1833.
Dans le croisillon gauche admirer 2 triptyques de Jean Bellegambe de 1528 et 1530.
Dans la 2e chapelle du pourtour du chœur, voir le gisant de l’abbé Philippe de Caverel, mort en 1630 et les statues de Philippe de Torcy, gouverneur d’Arras et de son épouse.
Dans la 4e chapelle, beau christ de pitié du XVIIe en bois et statue de St Nicolas du XVIe siècle.
Le trésor peut se visiter, il comprend à la fois de très belles pièces d’orfèvrerie et des sculptures et des peintures.
Sortir de la cathédrale par la façade et descendre l’escalier dit des « grands passés ».
Continuer à la
contourner pour arriver à la petite place
de la Madeleine.
L’abbaye
St Vaast :

L’abbaye
St Vaast
Immense quadrilatère de style classique, considérée comme un chef d’œuvre du XVIIIe siècle, construite par l’architecte parisien Labbé entre 1746 et 1783.
Ses deux ailes imposantes encadrent la cour d’honneur et la cour du puits
L’abbaye est occupée actuellement par le musée qui possède de riches collections de sculptures du Moyen Age, de porcelaines de Tournai et d’Arras, des peintures flamandes et françaises des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
Revenir vers la place du
théâtre par la rue de la
gouvernance et la rue Robespierre.
Voir au passage au numéro
9 la maison de Robespierre.
Prendre
à droite la rue St Aubert.
Monter la rue Baudimont sur
une centaine de mètres.
La
préfecture :

La préfecture
Il s’agit de l’ancien palais épiscopal de 1789.
Il a brûlé presque intégralement en 1836 mais fut reconstruit à l’identique.
A proximité se trouve un parc de 4 hectares classé monument historique.
Devant ce bâtiment se trouvait l’ancienne cathédrale détruite au début du XIXe siècle, remplacée par l’église St Nicolas, de style gréco-romain, en 1846.
Passer
derrière St Nicolas et descendre vers la rue
d’Amiens.
Passer
devant le grand séminaire.
Prendre à gauche
l’avenue de Newcastle.
Le cimetière militaire
britannique et son mémorial :

Il s’agit de 2652 tombes de la 1ere guerre mondiale.
Le mémorial est dédié aux 35942 soldats non identifiés des batailles de l’Artois.
Revenir
sur vos pas par la rue d’Amiens et prendre à
droite la rue Ste Claire.
Continuer
par le boulevard Crespel qui longe une
promenade agréable et le jardin public.
Aller au fond du jardin.
La citadelle :

L’entrée
de la citadelle
Construite sur les plans de Vauban entre 1668 et 1672, après la prise d’Arras par les troupes françaises.
C’est un des derniers vestiges des fortifications d’Arras.
Les fossés et le mur des fusillés rappellent l’exécution de plus de 200 résistants entre 1941 et 1944.
Retraverser le jardin par
l’avenue des fusillées et
poursuivre tout droit jusqu’à la place.

La place Victor Hugo
Belle place XVIIIe, octogonale et de ce fait unique en France, centre du quartier de la basse ville.
Elle fut longtemps la place du marché aux bestiaux qu’on attachait aux plots de gré munis d’un anneau.
Au centre l’obélisque de pierre est le vestige d’une fontaine construite en 1779.
Revenir vers la grand-place par la rue Rohard-Courtin, la rue neuve St Etienne, la place Etienne Sante, la rue St Etienne, à droite la rue Gambetta, à droite la petite rue du Val St Jean, la rue de la marche, à droite la rue Emile Legrelle, à gauche la rue des balances jusqu’à la place des héros puis rejoindre la grand-place.
On trouvera de nombreux restaurants pour déjeuner.
Reprendre la voiture et suivre la direction Péronne.
Achicourt :
Nombreux sont vos ancêtres qui ont vécu dans ce bourg proche d’Arras, des Candat, des Delattre, des Dambrines pour ne citer que ceux là. Ils y ont vécu du XVIe au XIXe siècle.
Le
village a été détruit lors des
sièges d’Arras de 1640 et 1654.
Le village est devenu ville
avec
l’installation d’un dépôt de
chemin de fer a souffert de la 1ere guerre
mondiale.
La commune est installée sur un site marécageux dont elle a tire son nom, harcia en latin signifie osier et le premier nom connu d’Achicourt est Harcicorte en 1027.
Les habitants sont surnommés les baudets, est ce en raison des nombreux ânes que possédaient les paysans dans la région et grâce auxquels ils allaient vendre leur production sur les marchés d’Arras ? Ou encore est ce la trace de la déformation du prénom du jeune Baudoin, seigneur du lieu, qui s’essayât à la poésie sans succès ?
On trouve encore la trace de la motte de l’ancien château féodal.

Ancienne
église détruite pendant la Grande Guerre.
L’église St Vaast a été, quant à elle, reconstruite après 1918.
A noter encore la rivière qui traverse la ville, le Crinchon, il est raconté dans la vie de St Vaast, évangélisateur de l’Artois au VI e siècle, qu’il aimait venir s’y recueillir. Les jardiniers, nombreux parmi vos ancêtres, cultivaient des légumes le long de son cours.
Votre ancêtre, Jean-Baptiste Hanot était meunier au moulin de Caumont à Achicourt, ce moulin, à blé, existait depuis 1361, il a été détruit entre 1760 et 1791. Un nouveau moulin a été construit vers 1795 mais est à son tour détruit lors de la 1ere guerre mondiale. La commune a cependant décidé de ressusciter le dernier moulin et entre 1992 et 1994 il a été reconstruit sur l'ancien site. Il peut être visité.
Reprendre la route départementale 919 et joindre Agny.Agny :
Encore un lieu essentiel de votre passé, des Candat, des Lemaire, des Sauvage ont vécu ici, entre le XVIe et le XIXe siècle, et se sont tout naturellement mariés avec les habitants du village voisin d’Achicourt.
Beaucoup de vos ancêtres originaires d'Agny étaient jardiniers, comme ceux d'Achicourt.
Vos aïeules, Gertrude Grard, Florentine Petit ou Justine Pruvost, dentellières, exerçaient l'un des métiers traditionnels d'Agny. Une école avait été installée à Achicourt et il est probable qu'elle y a été élève. En 1806, on évalue à 4500 le nombre de dentellières en activité pour Arras et sa région.
Léonard Joseph Candat fut lui, charbonnier puis tonnelier.
Là encore la guerre de 1914-1918 a fait des ravages et seule la mairie (de 1860) n’a pas été détruite.
L’église St Laurent a été reconstruite après 1918.
Agny
a une origine
gallo-romaine (Annius), on trouve trace en 1154 de la
dénomination Agni.

La
mairie
Reprendre
la D919 jusqu’au panneau qui indique le village de Boiry
Saint Martin.
Boiry
Saint Martin :
Une naissance dans ce village, celle de Jules-Oscar Candat en 1825.
Il exerçait la profession de charbonnier, c'est à dire qu'il fabriquait du charbon de bois. Le charbonnier vivait le plus souvent dans les forêts. Il faisait cuire le bois placé en meule pendant 24 à 48 heures en évitant qu'il ne s'enflamme. Ce charbon de bois était utilisé comme combustible, notamment par les fabriques.

Charbonniers au travail
à la fin du XIXe siècle.
Le
village fut entièrement détruit
lors de la 1ere guerre mondiale.
L’église
St Martin a été
reconstruite après la guerre.
Le
village compte environ
250 habitants.
Reprendre
la D919 jusqu’au panneau qui indique le village de Ficheux.
Ficheux :
Ficheux est le berceau des Sauvage du XVIe au XVIIIe s.
Eux aussi
étaient jardiniers.
On trouve
trace du village, qui compte aujourd’hui près de
600 habitants, en 1098 sous le
nom de Fissau.
Le village a
été totalement détruit en 1914-1918.
L’église
St
Maurice a été reconstruite après la
guerre.
Reprendre
la D919 en direction
d’Arras puis la quitter en prenant à droite vers
Beaurains.
Beaurains :
A Beaurains ont notamment vécu vos ancêtres nommés Bouche ou Bétrémieux, au XVIIIe.
Aulne-Légalité Bouche comme Laure Célestine Legrand y fut dentellière, nouvelle preuve de l'importance du marché de la dentelle à Arras.
Ce
bourg est mentionné dès 661
sous le nom de Bellirinum.
Il
fut le siège d’une
importante maladrerie au XII e siècle.
Il
fut entièrement détruit en
1914.
L’église
St Martin date de la
reconstruction.
Un
trésor enfoui vers 315 avant
JC a été découvert sur le territoire
de la commune en 1922, il comprenait des
médaillons en or, des centaines de pièces de
monnaie et des bijoux.
Tous
ces objets sont exposés au
musée d’Arras.
Poursuivre
par la D60 vers
Tilloy les Mofflaines.
Tilloy
les Mofflaines :
Alice Laure Marie Candat y naît en 1869.
Elle sera successivement couturière puis propriétaire-rentière.
Mentionné
en 680 sous le
nom de Tilgidum.
Le
village dépendait de
l’abbaye de St Vaast.
Le
village fut détruit en
1914-1918.
L’église
St Brice
reconstruite après la guerre contient des fonds baptismaux
du XIII e siècle
classés monument historique.

L’ancienne
église.
Reprendre la direction d’Arras pour terminer le circuit et rejoindre l’hôtel.
2e
jour
Partir d’Arras en direction de Béthune par la D 937 (ne pas prendre l’autoroute).


Cette
route traverse les
champs de bataille de 1914-1918 et les cimetières et
monuments se succèdent.
Vimy :
Le
site de Vimy domine la
plaine de Lens.
Le
mémorial a été inauguré
en 1936 par Edouard VII, roi d’Angleterre. Il a
été érigé en hommage aux
canadiens tombés lors de la prise de cette position
stratégique le 9 avril 1917
mais aussi pour commémorer le sacrifice des 64000 canadiens
morts lors de la
1ere guerre mondiale sur les champs de bataille français.

Mémorial canadien de
Vimy
On
peut également visiter
sur ce site des tranchées de la guerre de 1914-1918
préservées.
Revenir vers la D937.
La
Targette – Neuville St Vaast:
A ce carrefour est érigé le monument du flambeau.


Monument Du
flambeau
Monument tchécoslovaque
Noter à gauche un cimetière français de 8000 tombes.
Ce village fut le théâtre de sanglants combats en 1915, il ne fut repris qu’après 8 jours de lutte ininterrompue par la 5e division d’infanterie du général Mangin.
Patrie de François Hennebique, inventeur du béton armé.
Un peu plus loin, remarquer le monument à la mémoire des volontaires polonais tombés le 9 mai 1915 et le monument et le cimetière des volontaires tchécoslovaques.
Poursuivre sur la D937.
Souchez :
Ce village a connu de multiples destructions au cours de son histoire, par les Flamands en 1303, les Anglais en 1380 et à nouveau lors des combats de 1915.
Voir le cimetière anglais de Cabaret Rouge avec une entrée en forme d’arc de triomphe.
Ablain St Nazaire :
C’est sur le territoire de cette commune que se trouve la nécropole de ND de Lorette.
Prendre à gauche, la route en montée en direction du cimetière français de Lorette.Cette
colline était
surmontée avant 1914 d’une petite chapelle
dédiée à ND de Lorette.
Malgré
sa faible altitude,
la colline prend une importance essentielle du fait de
l’uniformité de la
plaine environnante.
Avec
son immense nécropole
(18000 tombes) et son ossuaire, c’est sans doute le site le
plus émouvant des
champs de bataille de la région du Nord.
La
surveillance du site
est assurée par les gardes de Lorette.
Prés
de l’entrée du
cimetière se trouve la tombe du
général Barbot, mort avec 1500 chasseurs alpins
le 10 mai 1915.
La
colline est dominée par
la tour lanterne et la chapelle.
La
tour lanterne (au
sommet de laquelle on peut monter) est un phare funéraire et
son faisceau
balaye la plaine environnante la nuit. Elle
s’élève au-dessus de
l’ossuaire qui
forme une crypte et abrite les restes de 16000 soldats non
identifiés.
La
chapelle, de style
roman-byzantin, est décorée de mosaïques
et d’ex-voto sur des plaques de
marbre.

Chapelle ND de Lorette
On
peut visiter le musée
vivant qui se trouve derrière la chapelle, il
présente plus de 2500 pièces de
collection, des reconstitutions d’abri et un diaporama de
plus de 400 vues
d’époque.
A
l’extérieur, on peut
voir plus de 1000 mètres de tranchées, sur les
emplacements d’origine avec
leurs canons, mitrailleuses, barbelés etc.
Redescendre vers la D937.
La
route pénètre ensuite dans le
bassin houiller, caractérisé par ses
cités ouvrières ou
« corons » et
ses terrils.
Noeux
les Mines :
Nous retrouvons ici le berceau de certains de vos ancêtres, les Lesur ou les Foulon étaient de Noeux. Ils y vécurent du XVIIe au XIXe s.
Ils ont connu un village de quelques centaines d’habitants vivant de la culture.
Remarquer les corons sur le coté de la route.
Ce village s’est développé le long de la voie romaine d’Arras à Béthune devenue de nos jours la D937.
Le premier village installé sur ce site fut Vitris qui fut détruit en 882 par les Normands.
Le village renaît de ses cendres et prend le nom de Noeu, le nom vient peut-être de noewe, qui signifie nouveau en saxon.
La ville a pris au XIX e siècle le nom de Noeux les Béthune et en 1887 celui de Noeux les Mines.
Du charbon est découvert dans la région en 1850 et la population passera de 1100 à plus de 14000 en 1962.
Pour en savoir plus sur le passé minier de la ville, on peut visiter le musée de la mine, avenue Guillon, qui a été aménagé dans un ancien centre d’apprentissage pour futurs mineurs.
On y verra plus de 200 m de galeries reconstituées.
Les visites sont commentées par des mineurs retraités.
Dernière trace du passé agricole de la ville, une ferme de 1764 qu’ont connu Pierre et Marguerite Foulon.
Prendre
la rue de l’égalité
en direction de Sailly-Labourse.
Sailly-Labourse :
Ici
est né Pierre Foulon, vers 1662.
Un site archéologique a été découvert en 1975, des traces de peuplement de 3400 ans avant JC ont été identifiées, poteries et silex notamment.
Sailly-Labourse possède encore son église du XVI e siècle, même si le chœur a été reconstruit en 1782, c’est bien celle qui a vu le baptême de votre ancêtre.

L’église
On peut également y voir le château des Prés du XVIII e siècle.

Le château des
Prés
Sortir du village pour se diriger vers Mazingarbe par la N43 puis la D66
Mazingarbe :
Marie
Jeanne Guilly est née ici
vers 1671.
Deux
chapelles du XVIIIe siècle
existent encore à Mazingarbe, la chapelle St Hubert rue Jean
Jaurès datée de
1730 et la chapelle St Roch rue Victor Hugo de 1724.
L’église
Ste Rictrude,
reconstruite en 1859 a conservé la cloche de
l’ancienne église datée de 1500.
Rejoindre Beuvry par la D66, la RN43 puis la RN41.
Beuvry :
Dans
ce bourg ont vécu les Ducrocq
au XVII e siècle.
Beuvry possédait jusqu’en 1740 un imposant château féodal.
La ville conserve de nombreux sites témoins de son riche passé.
L’église St Martin, du XVIe siècle, à trois nefs séparées par de hautes arcades n’a heureusement pas été détruite lors de la 1ere guerre mondiale.
On notera le gros clocher de la façade sous lequel se trouvent les pierres tombales de Philippe de Coupigny et de son épouse.
Voir aussi les beaux vitraux.
Le manoir de l’Estracelles, malheureusement endommagé par un récent incendie, est du XVIe siècle.
Il a conservé une remarquable cheminée gothique.
A voir aussi le moulin, l’actuel ne date que de 1811 mais la présence d’un moulin sur ce site est attestée depuis le XIIIe siècle. Il a été entièrement restauré ces dernières années.

Le moulin de Beuvry
Prendre la direction de Béthune jusqu'à la chapelle de Quinty (juste avant l'entrée de Béthune).
La chapelle de Quinty a été construite sur le lieu de la rencontre de Germon et Gauthier qui fondèrent la confrérie des charitables en 1188. C'est la 3e qui est érigé en ce lieu. Celle-ci est du XIXe siècle. Elle a conservé sa décoration d'origine
Reprendre la direction de Lens puis la RN41 en direction de Vaudricourt.
Vaudricourt :
Dans ce village ont vécu au XVIIIe les Maniez.
On sait que l'un d'entre eux, Antoine Maniez fut domestique, probablement à Béthune au XVIIIe siècle.
Bien que situé très près de Béthune, cette seigneurie a longtemps appartenu à la chatellenie de Lens.
C’est à Vaudricourt que les archéologues ont retrouvé les traces les plus anciennes de peuplement dans la région béthunoise.
L’église, dont les éléments les plus anciens sont du XII e siècle, abrite des fonds baptismaux datés de 1602. La tour gothique est du XVII e siècle sur une base plus ancienne.
Rejoindre Béthune.
Béthune :
Nombreux sont vos ancêtres originaires de Béthune, les Anno, Bailleul, Deruy ou encore Delassus, pour n’en citer que quelques uns, étaient de cette ville, ils y ont vécu au XVIIIe, XIXe et XXe s.
Beaucoup d'entre eux étaient paysans, aisés ou non.
Estelle Marie Joséphine Lourme modeste journalière lors de son mariage possédait 21 maisons à sa mort, 65 ans plus tard..
Mais on trouve aussi d'autres professions plus rares.
Charles-François Anno a ainsi été tordeur d'huile (il travaillait dans un moulin à huile, la culture du colza était très répandue autour de la ville), puis contrôleur d'octroi. Jusqu'en 1948, les marchandises qui entraient dans les villes étaient taxées, pour ce faire un bureau était installé à chacune des entrées de la ville, le contrôleur vérifiait la nature des marchandises ainsi que leur quantité et percevait le montant dû à la commune.
François Charles Anno, fut un temps journalier mais il devint scieur de long, c'est à dire qu'il débitait les troncs d'arbre en planches, et on le retrouve plus tard marchand de sable (sans doute celui déchargé sur les quais de la ville alors en pleine activité).
Jacques Dilly se déclare porte balle à Béthune, il était donc colporteur en mercerie dans la première moitié du XVIIIe siècle.
Joseph Philippe Drouvin est portefaix, à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, le port de la ville connaissait alors une intense activité et on compte un grand nombre de ces hommes qui chargeaient et déchargeaient les marchandises des bateaux.
Philippe Joseph Fauvar était fondeur d'huile, c'est à dire meunier dans un moulin à huile.
Régis Charles François Fovart est fossoyeur au XVIIIe siècle.
Augustin Hersin fut tisserand au XIXe siècle, profession répandue à Béthune qui vivait pour partie du commerce des draps.
Barthélémy et Christophe Hersin ont été bouchers, ils vendaient donc de la viande de boeuf et de mouton, le commerce de celle de porc étant réservé
Joséphine Hersin était lessiveuse, elle se déplaçait chez ses clients pour faire la lessive à l'eau chaude.
Lièvin et François Joseph Lefebvre ont été cordonniers à Béthune au XVIIIe et XIXe siècle, le métier consistait alors à réaliser de toutes pièces des chaussures mais aussi des bottes ou des mules.
Guislain François Joseph Tullier, est maréchal-ferrant, ce qui consistait bien sur à ferrer les chevaux mais aussi encore souvent au XVIIIe siècle, à leur donner les premiers soins.
N.B. Le musée d'ethnologie régionale de Béthune qui présente de nombreux objets en rapport avec ces métiers est actuellement fermé, il devrait réouvrir à partir de 2007. Le centre de documentation demeure cependant ouvert et deux expositions temporaires ont lieu chaque année à la chapelle St Pry, rue St Pry.
Béthune fut sans doute occupé dès l’Antiquité, on a trouvé des traces d’occupation gallo-romaine.
St Vaast, lors de ses voyages d’évangélisation de l’Artois y fait halte.
Les seigneurs de Béthune la dotèrent dès le Xe siècle d’une collégiale.
En 1188, la peste ravageait le pays quand, deux forgerons, l’un de Béthune, l’autre de Beuvry, virent en rêve, St Eloi, qui leur demandait de fonder une confrérie pour enterrer les morts.
Cette confrérie existe toujours et les morts de Béthune et de Beuvry sont toujours menés au cimetière par les charitables de St Eloi.
Importante cité drapière, la ville s’est développé au Moyen Age.
Elle est passé en de nombreuses mains avant de devenir définitivement française en 1713 après la paix d’Utrecht.
La ville fut fortifiée par Vauban mais les remparts furent abattus à la fin du XIXe siècle.
Béthune a été partiellement détruit lors de la 1ere guerre mondiale.
Lieux
remarquables : circuit
de 1 km durée 1h30 avec visites
La grand-place :

Maisons sur la grand
place
C’est le cœur de la ville, presque entièrement reconstruite en style flamand après 1918.
A noter cependant les maisons des…. qui sont de…………..
Voir aussi l’hôtel de ville, construit en 1928, classé monument historique.
Les caves du magasin modern mobilier peuvent se visiter.
Le beffroi :
Il se dresse isolé au centre de la place, cela n'a pas toujours été le cas.
C'était à l'origine l'entrée d'une halle.
Avant la 1ere guerre mondiale, il était entouré de maisons.
Construit en gré entre 1346 et 1388, c’est le plus ancien de la région.
Il a été classé récemment patrimoine mondial de l’UNESCO.
Au sommet est installé un carillon de 36 cloches.
On peut le visiter et ainsi découvrir un magnifique panorama sur la région (se renseigner à l’office du tourisme sous le beffroi).

Le beffroi avant la
guerre de 1914-1918
Prendre la rue du carillon vers l’église St Vaast.
L’église
St Vaast :
Construite après 1918 sur l’emplacement d’un édifice du XVIe siècle.
Elle possède de beaux vitraux inscrits à l'inventaire des monuments historiques.

L’église
St Vaast
Poursuivre par la rue des martyrs.
Sur la plaque
apposée dans cette rue en mémoire des martyrs de
la résistance figure le nom de
Joseph Deruy.
Puis prendre à droite la rue Gambetta et poursuivre sur la rue du tribunal.
Au bout de cette rue à droite se dresse l’hôtel de Beaulaincourt.
L’hôtel de
Beaulaincourt :
Construit
en 1633, il est un
des derniers témoins du passé de
la ville.
Il
est actuellement en
cours de restauration.

L’hôtel
de
Beaulaincourt
Tourner à droite vers la rue Sadi-Carnot pour revenir vers la grand-place.
3e
jour :

Essars :
De
ce village proche de Béthune
étaient vos ancêtres Graveline qui y
vécurent du XVII e au XIX e siècle.
Longtemps Essars ne fut qu’une dépendance de Béthune, ne possédant même pas d’église et les habitants du lieu relevaient de la paroisse de Béthune St Vaast.
Plusieurs fois totalement ruiné au cours des siècle, le village n’a rien gardé de son passé.
Les chasubles du XVII e et du XVIII e siècle sont conservées à Arras au musée diocésain.
L’église St Jacques est de 1928.
Revenir
vers Béthune et au rond-point prendre la
direction de Locon.
Poursuivre
jusqu’à Lestrem par la D945.
Lestrem :
Jeanne
Françoise Buttez est née à
Lestrem en 1722.
Le village a beaucoup souffert de la 1ere guerre mondiale mais a conservé son église St Amé du XVe siècle, elle abrite une cloche datée de 1519 et des clochettes de carillon de 1530. A voir également dans l'église un portrait de Claude Lespillet de 1636, un buste reliquaire de St Eloi du XVIIe siècle, un groupe sculpté du XVIIIe représentant trois angelots sur une sphère et des fragments provenant de destructions de 1918.
Reprendre la D945
jusqu’à La Gorgue.
La
Gorgue :
Bernardine
Leroux naît en 1754 à La
Gorgue.
Ceux-ci
obtiennent la citoyenneté
romaine et le droit de lever une garnison.
Au
IV e siècle, l’empereur romain
offre cette terre au pape.
La
région est conquise au VIII e
siècle par les Normands qui y installent une colonie.
La
première paroisse est fondée en
1190.
Le
bourg prend de l’importance et
une abbaye qui abritera jusqu’à 800 nonnes est
fondée en 1220. Elle a
malheureusement été rasée entre 1795
et 1797.
La
Gorgue vit du commerce du
grain, du vin et des toiles de lin grâce à la
proximité de la Lys.
Le
bourg attire les convoitises et
est détruit à plusieurs reprises.
En
1566, les paysans de la région,
convertis au protestantisme, se révoltent et
s’attaquent aux églises.
Pour
éviter les condamnations, ils
fuient en Angleterre et en Allemagne.
La
ville n’est rattachée
définitivement à la France qu’en 1674.
La
Gorgue sera partiellement
détruite en 1918 lors de la retraite des troupes allemandes.
En 1933 est fondée la féculerie Roquette qui est encore aujourd’hui le plus important employeur de la région.

Abbaye
de La Gorgue au XVI e siècle (album de Croy)
On
peut encore voir à La Gorgue
les quais du XVIII e siècle au bord de la Lys.
L’église
St Pierre a été
reconstruite après 1918.
Poursuivre
sur la D945 et à
Estaires prendre la D77 en direction de Steenwerck.
Neuf-Berquin :
Jean
Victor Papegay et Bernardine Leroux s’y
sont mariés le 17 septembre 1782.
Cette commune est située sur l’ancienne voie romaine Arras-Cassel.
Elle a été créée au XIIe siècle par démembrement de la paroisse d’Estaires.
Le village a presque été entièrement détruit en 1918.
L’église St Gilles est cependant de 1897.
Sortir du village, prendre de Le Doulieu puis de Steenwerck.
Steenwerck :
En
1780, Antoine Joseph Legrand y meurt et Jean Baptiste Delassus y
naît.
Le
bourg a été très endommagé
pendant la guerre 1914-1918.
L’église
St Jean Baptiste
reconstruite après la 1ere guerre mondiale abrite des fonds
baptismaux de 1567.
Steenwerck
possède 25 chapelles
votives disséminées dans la campagne.
Voir
aussi un intéressant musée de
la vie rurale, il y est reconstitué non seulement une ferme
de la région mais
aussi une forge, une école, une boucherie etc.
Bailleul :
Aucun de vos ancêtres n'a vécu ici, même si Bailleul devait être le lieu où ils se rendaient pour les foires ou marchés.
Toutefois, on peut y visiter la maison de la dentelle qui permet de découvrir le travail de la dentelle aux fuseaux, telle qu'elle était pratiquée ici mais aussi dans la région d'Arras.
Sortir de la ville par la N42 en direction d'Hazebrouck puis prendre à gauche vers Thiennes.

Thiennes :
Thiennes est le berceau des Papegay, on les retrouve ici au XVIIIe siècle.
Jean François
Papegay y fut meunier d'oil, au XVIIIe s. c'est à dire qu'il
fabriquait de l'huile.
Petit
village existant en tant que
paroisse dès le VIIIe siècle, Thiennes a
conservé son église St Pierre du XVI e
siècle. Dans la crypte sont inhumés les seigneurs
du village.
A noter également une très belle statue de la vierge du XVIIe siècle, ND du Jayel.
Prendre la D122 jusqu’à Boeseghem.A
Boeseghem ont vécu les Teneur et
les Vincent aux XVII e et XVIII e siècles.
Le
village a longtemps appartenu à
l’abbaye St Pierre de Gand.
Il
a conservé son église St Léger
du XVI e siècle qui a conservé ses fonds
baptismaux sculptés du XVIe siècle.
L’autel,
le tabernacle et la
chaire sont du XVIIIe siècle. La chaire est
précisément datée de 1748.
Sortir
de Boeseghem et prendre
la direction d’Arques.
Arques :
Cette ville est connue mondialement du fait de l’existence d’une cristallerie.
On y trouve plusieurs usines ou fabriques du XIXe siècle, caractéristiques de l’architecture industrielle de la région.
Mais surtout, se trouve à Arques le curieux ascenseur à bateaux des Fontinettes.
Construit entre 1880 et 1887 pour remplacer un précédent ensemble de 5 écluses, il a été en service jusqu’en 1967.
Il permettait de faire franchir à des péniches de 300 tonnes un dénivelé de 13 mètres entre le cours de l’Aa et de la Lys.
Deux bacs supportés par d’énormes pistons hydrauliques s’élèvent alternativement pour monter ou descendre les bateaux.
La manœuvre durait une vingtaine de minutes.
Il est classé monument historique et a été totalement restauré dans les années 80.

Ascenseur des Fontinettes
Sortir d’Arques et prendre la direction de St Omer.
Saint-Omer :
Saint-Omer doit son origine à un monastère fondé par Audomarus vers le milieu du VIIe siècle.
La ville a appartenu aux comtes de Flandres puis aux ducs de Bourgogne avant de revenir, à la mort du dernier duc, à l’Espagne. ,
Les Français l’assiégèrent sans succès en 1638 et 1647, et s’en emparèrent finalement en 1677.
Elle devint définitivement française après le traité de Nimègue.
La ville a souffert des deux guerres mondiales.
Lieux
remarquables : circuit
de 2,5 km durée 2h30 avec visites (hors musées)
Se
garer place Victor Hugo ou à
proximité.
La place Victor
Hugo :
C’est
un long rectangle
régulier, place primitive de la ville dès le IX e
siècle.
Elle
est ornée d’une
fontaine érigée en 1757 pour
commémorer la naissance du comte d’Artois.
Prendre la rue Ste Aldegonde à gauche de la fontaine qui rejoint la rue Dupuis.
Musée Henri
Dupuis :
Il porte le nom du donateur qui a légué ses collections à la ville avec hôtel du XVIII e qu’il habitait.
On peut y voir notamment une très importante collection d’oiseaux, une cuisine flamande traditionnelle du XVIIe siècle ainsi que des fossiles et des minéraux.
Poursuivre la rue Dupuis vers le sud en direction de la basilique.
Basilique Notre-Dame :

Basilique Notre-Dame
C’est l’ancienne cathédrale de St Omer.
Le monument est considéré comme le plus bel exemple d’église médiévale de la région.
Il date pour l’essentiel des XIII e et XIV e siècles.
Les deux travées de la nef sont surmontées d’une belle tour carrée, haute de 50 m, terminée en 1499.
L’étage supérieur est ajouré de grandes bais, quatre tourelles octogonales permettaient d’y abriter un guetteur.
L’église a quatre portails, dont le plus beau, au sud, date du XIIIe s.
La basilique est longue de 98 m et large de 51 m au transept.

Intérieur de
la
basilique
A voir à l’intérieur :
Dans la nef :
Le chœur du XIIIe siècle.
Le buffet d’orgues monumental exécuté en 1717.
La chaire de 1714.
Le tombeau d’Eustache de Croy, prévôt de St Omer et évêque d’Arras.
Dans le bas côté sud (à droite) :
Une descente de croix de Rubens.
Des dalles gravées du XV e s..
Des confessionnaux sculptés des XVII e et XVIII e s.
Une mise au tombeau du XV e s.
Plusieurs petits monuments funéraires Renaissance en albâtre ou en pierre.
Dans le croisillon sud (à droite):La rose du XIV e s.
La statue de ND des miracles en bois du XIII e s.
Pourtour du chœur (en commençant par la droite) :
Monument funéraire du chanoine Philippe du Vivier de 1471.
Nativité à la mémoire d’Antoine de Tramecourt de 1478.
Dans la 4e travée la chapelle est pavée de dalles gravées du XIIIe s.
Des monuments funéraires des XV e, XVI e et XVII e s.
Nativité du XIIIe s. d’origine syrienne.
Tombeau de St Erkembode mort en 737.
Dans le croisillon nord :
La rose du XV e s.
Horloge astronomique de 1558.
Le grand dieu de Thérouanne déposé à St Omer par Charles Quint en 1553, après la destruction de la cathédrale de Thérouanne dont il ornait le portail central.
Dans le bas côté nord :
Vierge à l’enfant du XVIe dans la 2e chapelle.
Les clôtures des 4e et 6e chapelles sont particulièrement remarquables.
Voir également le trésor qui comprend notamment un reliquaire du XIII e s. et une pyxide (boite servant à transporter les hosties consacrées) du XII e s.
Sortir de la basilique vers la place Sithieu.
Cette place offre un beau point de vue vers le portail sud.
Elle a servi de cadre au roman de Germaine Acremant, ces dames aux chapeaux verts.
Suivre vers l’est la rue Gambetta puis prendre à gauche la rue du lycée.
Collège et chapelle des Jésuites :
Il
avait pour chapelle une
grande église de style baroque construite entre 1615 et
1629, en briques et
pierres blanches. Elle est totalement vide.
La
nef large et sans
transept se termine par un chœur peu profond.
Le
déambulatoire existe
bien mais il est séparé du chœur par un
mur dessert des oratoires.
Les
chapelles latérales
étaient destinées à recevoir les
confessionnaux.
Remarquer
que la nef est
largement éclairée par les hautes baies.
Poursuivre sur la rue du lycée puis prendre à droite la rue St Bertin.
Eglise
St Denis :
La place est dominée par la belle tour du XIII e s. de l’église St Denis.
Au XIV e siècle une flèche fut ajoutée à la tour mais elle s’effondra au XVIIIe siècle et tomba sur la nef.
C’est pourquoi la nef a été en grande partie reconstruite de 1706 à 1714 alors que le chœur est du XV e siècle.
L’église possède un très beau mobilier du XVIII e mais aussi un remarquable buffet d’orgue de 1751.
A voir également un fragment de céramique italienne attribué à Andrea Della Robia.
Poursuivre sur la rue St Bertin.
Collège des
Jésuites anglais :

Collège
des Jésuites anglais
Edifié en 1726 pour remplacer le précédent ruiné par un incendie.
Les Jésuites anglais s’étaient installés à St Omer en 1593 pour fuir les persécutions.
Ce bâtiment a servi de 1793 à 1946 d’hôpital militaire.
C’est aujourd’hui une partie du lycée Ribot.
Les ruines de l’abbaye
St Bertin :

Les ruines de St Bertin
au début du XX e s.
L’abbaye a été édifiée de 1326 à 1520.
Elle a été incendiée en 1830 et il n’en reste plus que des murs et la base de la tour haute primitivement de 58 mètres.
Cette tour avait survécu au sinistre de 1830 et en 1847 sur la recommandation de l’architecte des monuments historiques, elle avait été consolidée par des poutres.
Fortement ébranlée par l’explosion d’une bombe en 1942, elle s’est effondrée en 1947.
On peut voir une maquette du site au musée Sandelin.
Sur le parvis se trouve une statue de Suger, provenant de Versailles.
Tourner
le dos à la façade et prendre la rue de
l’abbaye
qui aboutit à la place du Vainquai.
Prendre
la rue Faidherbe puis la rue Carnot.
Au
numéro 14 se trouve le musée Sandelin.
Le musée
Sandelin :
Installé dans un hôtel de style Louis XVI, il possède de belles collections de peintures et de très riches collections de faïences de toutes origines.
A noter encore, une salle consacrée à l’histoire de St Omer.
Poursuivre jusqu’à la place Victor Hugo et prendre à droite la rue des clouteries.
La place du maréchal
Foch :
Cette immense place est bordée à l’est par le bâtiment de l’hôtel de ville, construit en 1840.
Au nord, la caisse d’épargne occupe l’ancien bâtiment du bailliage, achevé en 1785.

fossés et sur l’emplacement des anciens remparts de Vauban.
Reprendre la voiture et prendre la direction de Béthune – Aire sur la Lys.
Aire
sur la Lys :
Aire connu un sort semblable à celui de Béthune et est devenue définitivement française suite au traité d’Utrecht de 1713.
C’est alors une ville prospère qui sera fortifiée par Vauban.
La ville a souffert des deux guerres mais garde cependant un beau patrimoine architectural.
Lieux
remarquables : circuit
de 1 km durée 1h15 avec visites
Se garer
sur la grand place.
La
grand-place :
Ici
s’élèvent
des maisons du XVIII e siècle à pilastres
corinthiens et un monumental hôtel de
ville édifié entre 1716 et 1721.
Sur la
façade
de l’hôtel de ville, un balcon rappelle les
bretèches médiévales.
Le beffroi,
incendié en 1914 a été
restauré et possède un beau carillon.
On remarquera
tout particulièrement le bailliage, dit aussi corps de garde.
Bel
édifice de
la Renaissance en briques et pierres il a été
construit de 1599 à 1603.

Bailliage
d’Aire sur la Lys
Le
rez-de-chaussée est bordé sur deux
côtés par une galerie ouverte.
La
façade
tournée vers la place est pourvue d’une
bretèche qui servait aux proclamations
publiques.
Les statues
à
demi-couchées qui se trouvent tout en haut des
façades représentent les 4
vertus cardinales, les 3 vertus théologales et les 4
éléments.
La maison
voisine, au numéro 2 de la rue d’Arras est de 1638.
De
la place prendre la rue du
bourg puis la rue de St Omer.
On passe
devant l’institution Ste Marie dont Georges Bernanos fut
l’élève entre 1904 et
1906.
A
côté s’élève
l’église St Jacques, ancienne chapelle du
collège des Jésuites.
Revenir
vers la rue du bourg et
poursuivre par la rue St Pierre jusqu’à la rue St
Pierre.
La
collégiale St Pierre :
Fondée
en
1059, la collègiale fut 3 fois incendiée avant la
construction aux XV e et XVI
e siècles de l’édifice actuel.
Elle a
été
remaniée au XVIII e s. et les voûtes et hautes
fenêtres sont de cette époque.
La tour, haute
de 53 mètres, ne fut élevée
qu’à partir de 1569 et achevée au XVIII
e siècle.

Intérieur de
la collégiale St Pierre
A
l’intérieur, la collègiale
mesure 104 m de
longueur par 40 m de largeur.
La nef
centrale est de plusieurs styles, témoignages des
reconstructions successives.
Le buffet
d’orgue date de 1633 et provient de l’ancienne
abbaye de Clairmarais.
L’église
renferme également la statue dorée de ND
Panetière.
Retourner vers la grand-place.
Prendre
la direction de Béthune
par la D188 puis d’Isbergues et de Guarbecque par la D186.
Guarbecque :
Là est
née
Foubert Adrienne vers 1630.
Le village a
conservé une belle église St Nicolas.
Les fondations
sont du XI e s..
Le
chœur, le
transept et le clocher (à quatre clochetons et
flèche octogonale en pierre)
sont du XIIe s..
La chapelle
sud et la façade ouest du XIIIe.
Les bas
cotés
sont du XVIIe s.
Les cloches
sont datées de 1694 et 1758.
Noter enfin de
beaux fonds baptismaux du XII e siècle.
Sortir de
Guarbecque et prendre
la direction de Busnes.
Busnes est le village des
Duponchel qu’on trouve dans vos ancêtres au XVIIe
siècle.
L’église
St Paul est de la fin
du XVIIIe siècle mais elle contient une belle chaire de
1633, la dalle
funéraire d’Antoynette de Flourymort de 1540, des
fonds baptismaux de 1550, une
mise au tombeau sculptée du début du XVIIe
siècle et l’ancien retable de
l’autel de la chapelle seigneuriale daté de 1562.
L’ensemble
est classé monument
historique.

Fonds baptismaux de 1550
La
mairie possède un mécanisme
de sonnerie de cloches daté du début du XVIIIe
siècle et provenant de la
collégiale de Lillers.
Sortir
de Busnes et prendre
la direction de Béthune via la D187 et la RN 43.
Sortir de Béthune par la rue d’Aire en direction d’Annezin.

Les Carpentier, Daniel, Delassus ou encore les Mannessier sont nés à Annezin au XVII e et XVIII e siècle.
Michel Leturgie a été meunier a Annezin au XVIIIe siècle.
Jean-François Manessier était laboureur et lieutenant d'Annezin au XVIIe siècle. Le lieutenant de village avait un rôle important car il devait s'assurer du respect de la coutume du lieu et des droits du seigneur. Il était généralement le plus important laboureur (celui qui exploitait le plus de terres) de la commune. Il était aussi souvent chargé de collecter les impôts pour son seigneur.
Quant à votre ancêtre, François Joseph Lourme, il est dit militaire en retraite à son mariage en 1811, il a alors 25 ans. Ceci signifie qu'il percevait une pension militaire.
L’histoire
d’Annezin a toujours
été fortement liée à celle
de Béthune, le village a notamment subi les
conséquences des sièges.
Pourtant
Annezin possédait un
château et donc un seigneur, il en est fait mention
dès 1222.