
1er jour : (se garer au parking souterrain de la grand-place)

Arras :
Arras occupa d'abord les hauteurs qui entourent aujourd'hui le centre ville.
A côté se développa à partir du VIII e siècle, autour de l'abbaye bénédictine un autre village qui allait devenir la ville d'Arras.
La ville grandit rapidement grâce à l'industrie drapière, elle connut une période de prospérité de plusieurs siècles.
En 1368 et 1414 ses faubourgs furent brûlés.
En 1477, Louis XI s'empara d'Arras et fit déporter une partie de la population.
Arras a encore connu les sièges de 1640 (par les Français) et de 1654 (par les Espagnols).Toutefois, l’ensemble du centre ville a été restauré ou reconstruit à l’identique.
Aujourd’hui Arras, est la préfecture du département du Pas de Calais.
Lieux
remarquables : circuit
de 6 km durée 3 h30 avec visites (hors musées)
La grand-place et la
petite-place (ou place des
héros nommée ainsi en hommage aux
résistants) :
Cet ensemble monumental est l’exemple le plus complet de l’architecture flamande en France.
Les places sont entièrement composées de maisons quasi identiques, étroites, très élevées, se terminant par des pignons ornementés et formant au rez de chaussée une galerie continue.
Remarquez, sur la grand-place, la maison du N° 47 de 1467.
La plupart des autres maisons sont du XVIIe siècle.
Après
la 1ere guerre mondiale, la plupart des maisons des places ont du
être restaurées ou rétablies.
L’hôtel de
ville :

L’hôtel
de
ville
L'hôtel de ville et la place des héros
en 1917.
Une aile renaissance fut ajoutée en 1572.
Le beffroi de 75 mètres qui le domine a été classé récemment au patrimoine mondial de l’UNESCO. Au sommet on remarquera le lion d’Arras qui mesure 7 mètres.
L'hôtel
de ville a brûlé le 7 octobre 1914. Le 21 octobre,
le
beffroi a été pris pour cible par l'artillerie
allemande
et réduit à l'état de ruines.
Les
boves

Les boves
Immense réseau de souterrains ou boves, dont l’origine semble remonter à l’époque romaine.
Ils ont servi à travers les siècles d’abri à la population lors des conflits.
Les Anglais y avait installé un hôpital de campagne pendant la 1ere guerre mondiale. Plus de 10000 soldats ont travaillé à relier entre elles ces caves disparates.
La visite guidée est possible (voir l’office du tourisme).
Prendre à gauche
la rue Désire Delansorne.
Le
palais de justice :
Le
palais de justice
Ancien hôtel des Etats d’Artois.
Construit entre 1701 et 1724, d’architecture classique.
L'hôtel des Etats d'Artois a beaucoup souffert des bombardements de 1915 et a été restauré après 1918.
Suivre la rue Ernestale pour
rejoindre la place du
théâtre.
Le
théâtre :

Le
théâtre
Construit en 2 ans, il est inauguré en 1785.
Il a remplacé le marché aux poissons, on voit encore en face au numéro 16, l’ostel des poissonnyers, orné de sirènes et de poissons.
Sa façade néo-classique sobre, cache une étonnante salle à l’italienne.
Il est actuellement en travaux.
Le théâtre a été partiellement détruit lors des bombardements de 1915 et restauré après la guerre.
Au fond de la place suivre la
rue des jongleurs puis la
rue Albert 1er qui longe la
façade sud-est de l’ancienne abbaye
Saint-Vaast.
Contourner l’abside
de la cathédrale pour y pénétrer.
La cathédrale :

La
cathédrale
Après les
bombardements
Ancienne abbatiale, elle ne devint cathédrale qu’en 1833.
Commencée en 1766 par l’architecte de la Madeleine de Paris, elle était inachevée quand les Bénédictins en furent expulsés par la Révolution.
Ce vaste édifice de style classique, long de 102 m et large de 26 m fut achevé en 1833.
Dans le croisillon gauche admirer 2 triptyques de Jean Bellegambe de 1528 et 1530.
Dans la 2e chapelle du pourtour du chœur, voir le gisant de l’abbé Philippe de Caverel, mort en 1630 et les statues de Philippe de Torcy, gouverneur d’Arras et de son épouse.
Dans la 4e chapelle, beau christ de pitié du XVIIe en bois et statue de St Nicolas du XVIe siècle.
Le trésor peut se visiter, il comprend à la fois de très belles pièces d’orfèvrerie et des sculptures et des peintures.
Sortir de la cathédrale par la façade et descendre l’escalier dit des « grands passés ».
Pendant la 1ere guerre mondiale la cathédrale a été aux trois-quarts ruinée. Elle a servi de cible à l'artillerie allemande lors des bombardements du 5 au 7 juillet 1915.
Il faudra 14 ans de travaux entre 1920 et 1934 avant de la rendre au culte.
Le 19 mai 1944, une bombe est tombée de nouveau sur la cathédrale qui sera encore restaurée après 1945.
Continuer à la
contourner pour arriver à la petite place
de la Madeleine.
L’abbaye
St Vaast :

L’abbaye
St Vaast
Après les bombardements de 1915.
Immense quadrilatère de style classique, considérée comme un chef d’œuvre du XVIIIe siècle, construite par l’architecte parisien Labbé entre 1746 et 1783.
Ses deux ailes imposantes encadrent la cour d’honneur et la cour du puits
L’abbaye est occupée actuellement par le musée qui possède de riches collections de sculptures du Moyen Age, de porcelaines de Tournai et d’Arras, des peintures flamandes et françaises des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles.
L'abbaye a été touchée par les même bombardements que la cathédrale en juillet 1915.
Revenir vers la place du
théâtre par la rue de la
gouvernance et la rue Robespierre.
Voir au passage au numéro
9 la maison de Robespierre.
Prendre
à droite la rue St Aubert.
Monter la rue Baudimont sur
une centaine de mètres.
La
préfecture :

La préfecture
Il s’agit de l’ancien palais épiscopal de 1789.
Il a brûlé presque intégralement en 1836 mais fut reconstruit à l’identique.
A proximité se trouve un parc de 4 hectares classé monument historique.
Devant ce bâtiment se trouvait l’ancienne cathédrale détruite au début du XIXe siècle, remplacée par l’église St Nicolas, de style gréco-romain, en 1846.
La Prefecture a été partiellement détruite lors des bombardements de la 1ere guerre mondiale et restaurée.
Passer
derrière St Nicolas et descendre vers la rue
d’Amiens.
Passer
devant le grand séminaire.
Prendre à gauche
l’avenue de Newcastle.
Le cimetière militaire
britannique et son mémorial :

Il contient des tombes de la 1ere et 2e guerre mondiale.
Le mémorial est dédié aux 35942 soldats non identifiés des batailles de l’Artois.
Ce cimetière a été primitivement utilisé de mars 1916 à novembre 1918 par les ambulances et les unités combattantes anglaises.
Il a été agrandi après l'armistice par le regroupement de tombes provenant des champs de bataille d'Arras.
Il contient 2689 tombes :
1914-1918 : 2398 Britanniques. 153 Canadiens. 60 Sud-africains et 28 Allemands
1939-1945 : 8 Britanniques.
Célébrité : Major Edward Mannock, as de l'aviation britannique (73 victoires)
Revenir
sur vos pas par la rue d’Amiens et prendre à
droite la rue Ste Claire.
Continuer
par le boulevard Crespel qui longe une
promenade agréable et le jardin public.
Aller au fond du jardin.
La citadelle :

L’entrée
de la citadelle
Construite sur les plans de Vauban entre 1668 et 1672, après la prise d’Arras par les troupes françaises.
C’est un des derniers vestiges des fortifications d’Arras.
Les fossés et le mur des fusillés rappellent l’exécution de plus de 200 résistants entre 1941 et 1944.
Retraverser le jardin par
l’avenue des fusillées et
poursuivre tout droit jusqu’à la place.

La place Victor Hugo
Belle place XVIIIe, octogonale et de ce fait unique en France, centre du quartier de la basse ville.
Elle fut longtemps la place du marché aux bestiaux qu’on attachait aux plots de gré munis d’un anneau.
Au centre l’obélisque de pierre est le vestige d’une fontaine construite en 1779.
Revenir vers la grand-place par la rue Rohard-Courtin, la rue neuve St Etienne, la place Etienne Sante, la rue St Etienne, à droite la rue Gambetta, à droite la petite rue du Val St Jean, la rue de la marche, à droite la rue Emile Legrelle, à gauche la rue des balances jusqu’à la place des héros puis rejoindre la grand-place.
On trouvera de nombreux restaurants pour déjeuner.
Reprendre la voiture et suivre la direction Péronne.
Achicourt :
Nombreux sont vos ancêtres qui ont vécu dans ce bourg proche d’Arras, des Candat, des Delattre, des Dambrines pour ne citer que ceux là. Ils y ont vécu du XVIe au XIXe siècle.
Un
de vos aïeux,
Jean-Baptiste Hanot, est dit meunier au moulin de Caumont à
Achicourt, moulin détruit entre 1760 et 1795.
Le
village a été détruit lors des
sièges d’Arras de 1640 et 1654.
Le village est devenu ville
avec
l’installation d’un dépôt de
chemin de fer.
La commune est installée sur un site marécageux dont elle a tire son nom, harcia en latin signifie osier et le premier nom connu d’Achicourt est Harcicorte en 1027.
Les habitants sont surnommés les baudets, est ce en raison des nombreux ânes que possédaient les paysans dans la région et grâce auxquels ils allaient vendre leur production sur les marchés d’Arras ? Ou encore est ce la trace de la déformation du prénom du jeune Baudoin, seigneur du lieu, qui s’essayât à la poésie sans succès ?
On trouve encore la trace de la motte de l’ancien château féodal.

Ancienne
église détruite pendant la Grande Guerre.
L’église St Vaast a été reconstruite après 1918. Le village a été pratiquement rasé lors de la Grande Guerre.
Cimetières militaires : Achicourt road cemetery et Achicourt churchyard extension, ils contiennent des tombes britanniques, françaises et canadiennes.
Achicourt a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
A noter encore la rivière qui traverse la ville, le Crinchon, il est raconté dans la vie de St Vaast, évangélisateur de l’Artois au VI e siècle, qu’il aimait venir s’y recueillir.
Reprendre la route départementale 919 et joindre Agny.Agny :
Encore un lieu essentiel de votre passé, des Candat, des Lemaire, des Sauvage ont vécu ici, entre le XVIe et le XIXe siècle, et se sont tout naturellement mariés avec les habitants du village voisin d’Achicourt.
Beaucoup de vos ancêtres originaires d'Agny étaient jardiniers, comme ceux d'Achicourt.
Vos aïeules, Gertrude Grard, Florentine Petit ou Justine Pruvost, dentellières, exerçaient l'un des métiers traditionnels d'Agny. Une école avait été installée à Achicourt et il est probable qu'elle y a été élève. En 1806, on évalue à 4500 le nombre de dentellières en activité pour Arras et sa région.
Léonard Joseph Candat fut lui, charbonnier puis tonnelier.
Là encore la guerre de 1914-1918 a fait des ravages et seule la mairie (de 1860) n’a pas été détruite.
L’église St Laurent a été reconstruite après 1918.
Agny a une origine gallo-romaine (Annius), on trouve trace en 1154 de la dénomination Agni.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Cimetière
militaire : Agny military cemetery, 413 soldats britanniques dont 100
inconnus.

La
mairie
Reprendre
la D919 jusqu’au panneau qui indique le village de Boiry
Saint Martin.
Boiry
Saint Martin :
Une naissance dans ce village, celle de Jules-Oscar Candat en 1825.
Il exerçait la profession de charbonnier, c'est à dire qu'il fabriquait du charbon de bois. Le charbonnier vivait le plus souvent dans les forêts. Il faisait cuire le bois placé en meule pendant 24 à 48 heures en évitant qu'il ne s'enflamme. Ce charbon de bois était utilisé comme combustible, notamment par les fabriques.

Charbonniers au travail
à la fin du XIXe siècle.
Le village fut
entièrement détruit
lors de la 1ere guerre mondiale.
L’église
St Martin a été
reconstruite après la guerre.
Le
village compte environ
250 habitants.
Reprendre
la D919 jusqu’au panneau qui indique le village de Ficheux.
Ficheux :
Ficheux est le berceau des Sauvage du XVIe au XVIIIe siècle.
Eux aussi
étaient jardiniers.
On trouve
trace du village, qui compte aujourd’hui près de
600 habitants, en 1098 sous le
nom de Fissau.
Le village a été totalement détruit en 1914-1918.
En novembre 1916, le village se trouve sur la ligne de front, il ne sera dégagé qu'en avril 1917.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Cimetière militaire : Bucquoy road cemetery, 1857 Britanniques pour la guerre 1914-1918 et 136 pour la guerre 1939-1945.
L’église St Maurice a été reconstruite après la guerre.Reprendre
la D919 en direction
d’Arras puis la quitter en prenant à droite vers
Beaurains.
Beaurains :
A Beaurains ont notamment vécu vos ancêtres nommés Bouche ou Bétrémieux au XVIIIe siècle.
Aulne-Légalité Bouche comme Laure Célestine Legrand y fut dentellière, nouvelle preuve de l'importance du marché de la dentelle à Arras.
Ce
bourg est mentionné dès 661
sous le nom de Bellirinum.
Il
fut le siège d’une
importante maladrerie au XII e siècle.
Il fut entièrement détruit en 1914.
Cimetières militaires : Beaurains road cemetery, beaurains communal cemetery et Ronville british cemetery, ils contiennent au total 504 tombes de Britanniques, 17 d'Allemands et 12 de Canadiens.
Beaurains a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
L’église
St Martin date de la
reconstruction.
Un
trésor enfoui vers 315 avant
JC a été découvert sur le territoire
de la commune en 1922, il comprenait des
médaillons en or, des centaines de pièces de
monnaie et des bijoux.
Tous
ces objets sont exposés au
musée d’Arras.
Poursuivre
par la D60 vers
Tilloy les Mofflaines.
Tilloy
les Mofflaines :
Alice Laure Marie Candat y naît en 1869.
Elle sera successivement couturière puis propriétaire-rentière.
Mentionné
en 680 sous le
nom de Tilgidum.
Le
village dépendait de
l’abbaye de St Vaast.
Le village fut détruit en 1914-1918.
Il n'a été repris par les troupes britanniques que le 9 avril 1917.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Cimetières militaires : Bunyans cemetery, Gourock trench cemetery, Houdain lane cemetery (sur l'emplacement d'une ancienne tranchée), White house cemetery et Tilloy british cemetery qui est le plus important de ce secteur. Au total 1649 soldats britanniques, 65 canadiens, 91 australiens et 2 allemands.
L’église
St Brice
reconstruite après la guerre contient des fonds baptismaux
du XIII e siècle
classés monument historique.

L’ancienne
église.
Reprendre la direction d’Arras pour terminer le circuit et rejoindre l’hôtel.
2e jour :
Partir d’Arras en direction de Béthune par la D 937 (ne pas prendre l’autoroute).


Cette
route traverse les
champs de bataille de 1914-1918 et les cimetières et
monuments se succèdent.
Vimy :
Le
site de Vimy domine la
plaine de Lens.
Le mémorial a été inauguré en 1936 par Edouard VII, roi d’Angleterre. Il a été érigé en hommage aux canadiens tombés lors de la prise de cette position stratégique le 9 avril 1917 mais aussi pour commémorer le sacrifice des 64000 canadiens morts lors de la 1ere guerre mondiale (soit 1% de la population du pays en 1914) sur les champs de bataille français.
Les allemands ont fortifié à outrance la crête de Vimy longue de 14 km, pendant 3 ans toutes les tentatives des alliés pour la reprendre échouent. Au début de 1916, les différents assauts avaient déjà coûté la vie à 130 000 Français et 20 000 Britanniques. A l'aube du 9 avril 1917, 4 divisions canadiennes, soit 170000 hommes, sont lancées à l'assaut de la position, 3 jours plus tard les alliés ont atteint le sommet de la crête. Mais cette bataille aura fait 10602 victimes dont 3568 canadiens
Le monument a nécessité 11 ans de travaux, sur les murs figurent les noms des 11285 canadiens tués en France et qui n'ont pas de sépulture connue.
La silhouette d'une femme qui représente le Canada en deuil, domine le monument. Elle a été sculptée dans un bloc de pierre de 30 tonnes.
Toutes les statues du monument sont symboliques, au sommet, la justice et la paix ; en dessous d'autres personnages assemblés représentant la vérité, la connaissance, la vaillance et la compassion, les blasons de la France, de la Grande-Bretagne et du Canada entourent ces personnages.
Les colonnes s'élèvent à 27 mètres au dessus du monument.
Chaque arbre autour du site représente le sacrifice d'un soldat canadien.

Mémorial canadien de
Vimy
Revenir vers la D937.
La
Targette – Neuville St Vaast:
A ce carrefour est érigé le monument du flambeau.


Monument Du
flambeau
Monument tchécoslovaque
Ce village fut le théâtre de sanglants combats en 1915, il ne fut repris qu’après 8 jours de lutte ininterrompue par la 5e division d’infanterie du général Mangin.
On y voit :
- un cimetière militaire français de 8000 tombes.
- un cimetière Tcheque qui se trouve derrière le monument en hommage aux volontaires morts pendant la Grande Guerre. Y reposent 206 soldats, 70 pour la 1ere guerre et 136 pour la 2e.
- le monument du flambeau, érigé à l'initiative d'une association d'anciens combattants après 1918. La base est constituée de moellons de calcaire provenant des maisons de la commune détruites. Une main jaillit symboliquement des ruines et tient un flambeau allumé, on peut voir au poignet une plaque d'identité militaire avec la mention "Neuville St Vaast 9 mai 1915". Le 9 mai 1915 est la date de l'attaque qui permit de déboucher dans le village.
- le monument en hommage aux morts de la 53e division d'infanterie. Il a été érigé à l'initiative de la famille de l'aspirant Leugerans, mort le 30 mai 1915 à la tête de ses hommes à l'âge de 18 ans. Ce monument se situe entre Ecurie et Neuville St Vaast.
- le monument à la mémoire des volontaires polonais de la Grande Guerre. De nombreux Polonais se sont engagés dans les rangs de la Légion Etrangère en 1914, espérant voir renaître la Pologne alors fondue entre la Russie, l'Allemagne et l'Autriche. La Légion est engagée comme fer de lance le 9 mai 1915, les pertes sont lourdes et de nombreux Polonais sont morts à Neuville St Vaast et dans ses environs.
- le cimetière canadien de la route de Givenchy, où reposent 111 soldats morts entre le 8 et le 13 avril 1917.
- le cimetière N°2 qui contient les tombes de 693 Canadiens et de 2273 soldats du Commonwealth.
- le cimetière de la Maison Blanche où reposent 50000 soldats allemands.
- le Targette british cemetery où sont enterrés 334 Britanniques et 298 Canadiens morts pendant la 1ere guerre et 3 Britanniques morts en 1939-1945.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Poursuivre sur la D937.
Souchez :
Ce village a connu de multiples destructions au cours de son histoire, par les Flamands en 1303, les Anglais en 1380 et à nouveau lors de la Grande Guerre.
Souchez ne sera repris qu'à l'automne 1915.
Totalement dévasté le village a été reconstruit avec l'aide de la commune anglaise de Kensington en souvenir du Royal Kensington qui y avait combattu.
On peut y voir ou visiter :
- le monument à la gloire de la division Barbot. Au premier plan une statue de bronze représente le général Barbot, tombé à Souchez le 10 mai 1915. Sur les côtés 2 médaillons représentent le général Pélissier (1er général tombé à l'ennemi de cette guerre le 19 août 1914) et le général Stirn (successeur de Barbot tué le 12 mai 1915). Le monument est dominé par une statue ailée de la Victoire.
- le centre européen de la paix qui présentent notamment une exposition permanente sur la vie quotidienne des soldats pendant la Grande Guerre.
- le cimetière britannique de Cabaret Rouge où reposent 7645 soldats dont 742 Canadiens et 115 Australiens.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Ablain St Nazaire :
C’est sur le territoire de cette commune que se trouve la nécropole nationale de ND de Lorette.
Ablain St Nazaire a été occupé par les Allemands d'octobre 1914 à mai 1915.
Le village n'a pas été reconstruit exactement sur son emplacement d'origine. Les ruines de l'ancienne église ont été conservées pour témoigner de la violence des combats.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Prendre à gauche, la route en montée en direction du cimetière français de ND de Lorette.Cette colline était
surmontée avant 1914 d’une petite chapelle
dédiée à ND de Lorette.
Malgré sa faible
altitude,
la colline prend une importance essentielle du fait de
l’uniformité de la
plaine environnante.
Avec son immense
nécropole
(18000 tombes) et son ossuaire, c’est sans doute le site le
plus émouvant des
champs de bataille de la région du Nord.
La surveillance du site
est assurée par les gardes de Lorette.
Prés de
l’entrée du
cimetière se trouve la tombe du
général Barbot, mort avec 1500 chasseurs alpins
le 10 mai 1915.
La colline est
dominée par
la tour lanterne et la chapelle.
La tour lanterne (au
sommet de laquelle on peut monter) est un phare funéraire et
son faisceau
balaye la plaine environnante la nuit. Elle
s’élève au-dessus de
l’ossuaire qui
forme une crypte et abrite les restes de 16000 soldats non
identifiés.
La chapelle, de style
roman-byzantin, est décorée de mosaïques
et d’ex-voto sur des plaques de
marbre.

Chapelle ND de Lorette
On peut visiter le
musée
vivant qui se trouve derrière la chapelle, il
présente plus de 2500 pièces de
collection, des reconstitutions d’abri et un diaporama de
plus de 400 vues
d’époque.
A
l’extérieur, on peut
voir plus de 1000 mètres de tranchées, sur les
emplacements d’origine avec
leurs canons, mitrailleuses, barbelés etc.
Redescendre vers la D937.
La
route pénètre ensuite dans le
bassin houiller, caractérisé par ses
cités ouvrières ou
« corons » et
ses terrils.
Noeux
les Mines :
Nous retrouvons ici le berceau de certains de vos ancêtres, les Lesur ou les Foulon étaient de Noeux. Ils y vécurent du XVIIe au XIXe siècle.
Ils ont connu un village de quelques centaines d’habitants vivant de la culture.
Remarquer les corons sur le coté de la route.
Ce village s’est développé le long de la voie romaine d’Arras à Béthune devenue de nos jours la D937.
Le premier village installé sur ce site fut Vitris qui fut détruit en 882 par les Normands.
Le village renaît de ses cendres et prend le nom de Noeu, le nom vient peut-être de noewe, qui signifie nouveau en saxon.
La ville a pris au XIX e siècle le nom de Noeux les Béthune et en 1887 celui de Noeux les Mines.
Du charbon est découvert dans la région en 1850 et la population passera de 1100 à plus de 14000 en 1962.
Dernière trace du passé agricole de la ville, une ferme de 1764 qu’ont connu Pierre et Marguerite Foulon.La commune possède 2 cimetières militaires, le Noeux les Mines communal cemetery et le Noeux les Mines communal cemetery extension où reposent 985 Britanniques et 298 Canadiens.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Prendre
la rue de l’égalité
en direction de Sailly-Labourse.
Sailly-Labourse :
Ici
est né Pierre Foulon, vers 1662.
Un site archéologique a été découvert en 1975, des traces de peuplement de 3400 ans avant JC ont été identifiées, poteries et silex notamment.
Sailly-Labourse possède encore son église du XVI e siècle, même si le chœur a été reconstruit en 1782, c’est bien celle qui a vu le baptême de votre ancêtre.

L’église
On peut également y voir le château des Prés du XVIII e siècle.

Le château des
Prés
Pendant la 1ere guerre mondiale Sailly Labourse étant proche des champs de bataille était utilisé comme base de repos et aussi par les ambulances de campagne.
C'est pourquoi on y trouve le Sailly Labourse communal cemetery extension où reposent près de 200 soldats britanniques.
Le village a
été décoré de la Croix de
Guerre en 1920.
Sortir du village pour se diriger vers Mazingarbe par la N43 puis la D66
Mazingarbe :
Marie
Jeanne Guilly est née ici
vers 1671.
Deux
chapelles du XVIIIe siècle
existent encore à Mazingarbe, la chapelle St Hubert rue Jean
Jaurès datée de
1730 et la chapelle St Roch rue Victor Hugo de 1724.
L’église Ste Rictrude, reconstruite en 1859 a conservé la cloche de l’ancienne église datée de 1500.
Il y a 4 cimetières militaires sur le territoire de la commune, le Fosse 7 military cemetery, le Mazingarbe communal cemetery, le Mazingarbe communal cemetery extension et le Philosoph british communal cemetery où sont enterrés 2451 soldats britanniques.
Le village a
été décoré de la Croix de
Guerre en 1920.
Rejoindre Beuvry par la D66, la RN43 puis la RN41.
Beuvry :
Dans
ce bourg ont vécu les Ducrocq
au XVII e siècle.
Beuvry possédait jusqu’en 1740 un imposant château féodal.
La ville conserve de nombreux sites témoins de son riche passé.
L’église St Martin, du XVIe siècle, à trois nefs séparées par de hautes arcades n’a heureusement pas été détruite lors de la 1ere guerre mondiale.
On notera le gros clocher de la façade sous lequel se trouvent les pierres tombales de Philippe de Coupigny et de son épouse.
Voir aussi les beaux vitraux.
Le manoir de l’Estracelles, malheureusement endommagé par un récent incendie, est du XVIe siècle.
Il a conservé une remarquable cheminée gothique.
A voir aussi le moulin, l’actuel ne date que de 1811 mais la présence d’un moulin sur ce site est attestée depuis le XIIIe siècle. Il a été entièrement restauré ces dernières années.

Le moulin de Beuvry
Prendre la direction de Béthune jusqu'à la chapelle de Quinty (juste avant l'entrée de Béthune).
La chapelle de Quinty a été construite sur le lieu de la rencontre de Germon et Gauthier qui fondèrent la confrérie des charitables en 1188. C'est la 3e qui est érigé en ce lieu. Celle-ci est du XIXe siècle. Elle a conservé sa décoration d'origine.
Pendant la 1ere guerre Beuvry était occupé par des unités de soutien et l'artillerie montée. Y étaient aussi stationnées des troupes indiennes et britanniques.
Il y a 3 cimetières militaires sur la commune, le Beuvry communal cemetery extension, le Gorre british cemetery et le Gorre indian cemetery, y reposent pour la 1ere guerre 1035 Britanniques, 96 Hindous et pour la 2e guerre, 18 Britanniques.
Le village a été décoré de la Croix de Guerre en 1920.
Prendre la direction de Lens puis la RN41 en direction de Vaudricourt.
Vaudricourt :
Dans ce village ont vécu au XVIIIe les Maniez.
On sait que l'un d'entre eux, Antoine Maniez fut domestique, probablement à Béthune au XVIIIe siècle.
Bien que situé très près de Béthune, cette seigneurie a longtemps appartenu à la châtellenie de Lens.
C’est à Vaudricourt que les archéologues ont retrouvé les traces les plus anciennes de peuplement dans la région béthunoise.
L’église, dont les éléments les plus anciens sont du XII e siècle, abrite des fonds baptismaux datés de 1602. La tour gothique est du XVII e siècle sur une base plus ancienne.
Rejoindre Béthune
3e jour :

Béthune :
Nombreux sont vos ancêtres originaires de Béthune, les Anno, Bailleul, Deruy ou encore Delassus, pour n’en citer que quelques uns, étaient de cette ville, ils y ont vécu au XVIIIe, XIXe et XXe s.
Beaucoup d'entre eux étaient paysans, aisés ou non.
Estelle Marie Joséphine Lourme modeste journalière lors de son mariage possédait 21 maisons à sa mort, 65 ans plus tard..
Mais on trouve aussi d'autres professions plus rares.
Charles-François Anno a ainsi été tordeur d'huile (il travaillait dans un moulin à huile, la culture du colza était très répandue autour de la ville), puis contrôleur d'octroi. Jusqu'en 1948, les marchandises qui entraient dans les villes étaient taxées, pour ce faire un bureau était installé à chacune des entrées de la ville, le contrôleur vérifiait la nature des marchandises ainsi que leur quantité et percevait le montant dû à la commune.
François Charles Anno, fut un temps journalier mais il devint scieur de long, c'est à dire qu'il débitait les troncs d'arbre en planches, et on le retrouve plus tard marchand de sable (sans doute celui déchargé sur les quais de la ville alors en pleine activité).
Jacques Dilly se déclare porte balle à Béthune, il était donc colporteur en mercerie dans la première moitié du XVIIIe siècle.
Joseph Philippe Drouvin est portefaix, à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, le port de la ville connaissait alors une intense activité et on compte un grand nombre de ces hommes qui chargeaient et déchargeaient les marchandises des bateaux.
Philippe Joseph Fauvar était fondeur d'huile, c'est à dire meunier dans un moulin à huile.
Régis Charles François Fovart est fossoyeur au XVIIIe siècle.
Augustin Hersin fut tisserand au XIXe siècle, profession répandue à Béthune qui vivait pour partie du commerce des draps.
Barthélémy et Christophe Hersin ont été bouchers, ils vendaient donc de la viande de boeuf et de mouton, le commerce de celle de porc étant réservé
Joséphine Hersin était lessiveuse, elle se déplaçait chez ses clients pour faire la lessive à l'eau chaude.
Lièvin et François Joseph Lefebvre ont été cordonniers à Béthune au XVIIIe et XIXe siècle, le métier consistait alors à réaliser de toutes pièces des chaussures mais aussi des bottes ou des mules.
Guislain François Joseph Tullier, est maréchal-ferrant, ce qui consistait bien sur à ferrer les chevaux mais aussi encore souvent au XVIIIe siècle, à leur donner les premiers soins.
N.B. Le musée d'ethnologie régionale de Béthune qui présente de nombreux objets en rapport avec ces métiers est actuellement fermé, il devrait réouvrir à partir de 2007. Le centre de documentation demeure cependant ouvert et deux expositions temporaires ont lieu chaque année à la chapelle St Pry, rue St Pry.
Béthune fut sans doute occupé dès l’Antiquité, on a trouvé des traces d’occupation gallo-romaine.
St Vaast, lors de ses voyages d’évangélisation de l’Artois y fait halte.
Les seigneurs de Béthune la dotèrent dès le Xe siècle d’une collégiale.
En 1188, la peste ravageait le pays quand, deux forgerons, l’un de Béthune, l’autre de Beuvry, virent en rêve, St Eloi, qui leur demandait de fonder une confrérie pour enterrer les morts.
Cette confrérie existe toujours et les morts de Béthune et de Beuvry sont toujours menés au cimetière par les charitables de St Eloi.
Importante cité drapière, la ville s’est développé au Moyen Age.
Elle est passé en de nombreuses mains avant de devenir définitivement française en 1713 après la paix d’Utrecht.
La ville fut fortifiée par Vauban mais les remparts furent abattus à la fin du XIXe siècle.
Béthune a été partiellement détruit lors de la 1ere guerre mondiale.
Durant la plus grande partie de la guerre Béthune a été un centre médical et un noeud ferroviaire important utilisé par les troupes anglaises.
C'était aussi le Quartier General de plusieurs divisions.
Mais en 1918 les bombardement s'intensifièrent et les Allemands arrivèrent jusqu'à Locon à 5 kilomètres au nord de la ville.
La population fut évacuée et le 21 mai un violent bombardement détruisit la ville. Les Allemands bombardèrent Béthune régulièrement jusqu'en octobre 1918.
Au Béthune town cemetery reposent 3233 soldats dont 2942 Britanniques et 55 canadiens morts pendant la 1ere guerre et 20 tombes de la 2e guerre dont 17 britanniques.
Lieux
remarquables : circuit
de 1 km durée 1h30 avec visites
La grand-place :

Maisons sur la grand
place
La grand
place en 1919.
C’est le cœur de la ville, presque entièrement reconstruite en style flamand après 1918.
A noter cependant les maisons des…. qui sont de…………..
Voir aussi l’hôtel de ville, construit en 1928, classé monument historique.
Les caves du magasin modern mobilier peuvent se visiter.
Le beffroi :
Il se dresse isolé au centre de la place, cela n'a pas toujours été le cas.
C'était à l'origine l'entrée d'une halle.
Avant la 1ere guerre mondiale, il était entouré de maisons.
Construit en gré entre 1346 et 1388, c’est le plus ancien de la région.
Il a été classé récemment patrimoine mondial de l’UNESCO.
Au sommet est installé un carillon de 36 cloches.
On peut le visiter et ainsi découvrir un magnifique panorama sur la région (se renseigner à l’office du tourisme sous le beffroi).

Le beffroi avant la
guerre de 1914-1918
Prendre la rue du carillon vers l’église St Vaast.
L’église
St Vaast :
Construite après 1918 sur l’emplacement d’un édifice du XVIe siècle.
Elle possède de beaux vitraux inscrits à l'inventaire des monuments historiques.

L’église
St
Vaast
Les ruines de l'ancienne
église
Poursuivre par la rue des martyrs.
Sur la plaque
apposée dans cette rue en mémoire des martyrs de
la résistance figure le nom de
Joseph Deruy.
Puis prendre à droite la rue Gambetta et poursuivre sur la rue du tribunal.
Au bout de cette rue à droite se dresse l’hôtel de Beaulaincourt.
L’hôtel de
Beaulaincourt :
Construit
en 1633, il est un
des derniers témoins du passé de
la ville.
Il
est actuellement en
cours de restauration.

L’hôtel
de
Beaulaincourt
Tourner à droite vers la rue Sadi-Carnot pour revenir vers la grand-place.
Essars :
De
ce village proche de Béthune
étaient vos ancêtres Graveline qui y
vécurent du XVII e au XIX e siècle.
Longtemps Essars ne fut qu’une dépendance de Béthune, ne possédant même pas d’église et les habitants du lieu relevaient de la paroisse de Béthune St Vaast.
Plusieurs fois totalement ruiné au cours des siècle, le village n’a rien gardé de son passé.
Les chasubles du XVII e et du XVIII e siècle sont conservées à Arras au musée diocésain.
L’église St Jacques est de 1928.
Revenir
vers Béthune et au rond-point prendre la
direction de Locon.
Poursuivre
jusqu’à Lestrem par la D945.
Lestrem :
Jeanne
Françoise Buttez est née à
Lestrem en 1722.
Le village a beaucoup souffert de la 1ere guerre mondiale mais a conservé son église St Amé du XVe siècle, elle abrite une cloche datée de 1519 et des clochettes de carillon de 1530. A voir également dans l'église un portrait de Claude Lespillet de 1636, un buste reliquaire de St Eloi du XVIIe siècle, un groupe sculpté du XVIIIe représentant trois angelots sur une sphère et des fragments provenant de destructions de 1918.
Reprendre la D945
jusqu’à La Gorgue.
La
Gorgue :
Bernardine
Leroux naît en 1754 à La
Gorgue.
Ceux-ci
obtiennent la citoyenneté
romaine et le droit de lever une garnison.
Au
IV e siècle, l’empereur romain
offre cette terre au pape.
La
région est conquise au VIII e
siècle par les Normands qui y installent une colonie.
La
première paroisse est fondée en
1190.
Le
bourg prend de l’importance et
une abbaye qui abritera jusqu’à 800 nonnes est
fondée en 1220. Elle a
malheureusement été rasée entre 1795
et 1797.
La
Gorgue vit du commerce du
grain, du vin et des toiles de lin grâce à la
proximité de la Lys.
Le
bourg attire les convoitises et
est détruit à plusieurs reprises.
En
1566, les paysans de la région,
convertis au protestantisme, se révoltent et
s’attaquent aux églises.
Pour
éviter les condamnations, ils
fuient en Angleterre et en Allemagne.
La
ville n’est rattachée
définitivement à la France qu’en 1674.
La
Gorgue sera partiellement
détruite en 1918 lors de la retraite des troupes allemandes.
En 1933 est fondée la féculerie Roquette qui est encore aujourd’hui le plus important employeur de la région.

Abbaye
de La Gorgue au XVI e siècle (album de Croy)
On
peut encore voir à La Gorgue
les quais du XVIII e siècle au bord de la Lys.
L’église
St Pierre a été
reconstruite après 1918.
Poursuivre
sur la D945 et à
Estaires prendre la D77 en direction de Steenwerck.
Steenwerck :
En
1780, Antoine Joseph Legrand y meurt et Jean Baptiste Delassus y nait.
Le
bourg a été très endommagé
pendant la guerre 1914-1918.
L’église
St Jean Baptiste
reconstruite après la 1ere guerre mondiale abrite des fonds
baptismaux de 1567.
Steenwerck
possède 25 chapelles
votives disséminées dans la campagne.
Ici se
trouve un cimetière allemand où reposent 2048
soldats.
Remarquez les croix noires en fonte. Le traité de Versailles
avait imposé aux Allemands des croix de couleur sombre.
Poursuivre vers Neuf-Berquin par le Doulieu.

Neuf-Berquin :
Jean
Victor Papegay et Bernardine Leroux s’y
sont mariés le 17 septembre 1782.
Cette commune est située sur l’ancienne voie romaine Arras-Cassel.
Elle a été créée au XIIe siècle par démembrement de la paroisse d’Estaires.
Le village a presque été entièrement détruit en 1918.
L’église St Gilles est cependant de 1897.
Sortir du village, prendre la direction de Merville par la D38 puis d’Aire sur la Lys par la D122 jusqu’à Thiennes.
Thiennes :
Thiennes est le berceau des Papegay, on les retrouve ici au XVIIIe siècle.
Jean François Papegay y fut meunier d'oil, au XVIIIe s. c'est à dire qu'il fabriquait de l'huile.Petit
village existant en tant que
paroisse dès le VIIIe siècle, Thiennes a
conservé son église St Pierre du XVI e
siècle. Dans la crypte sont inhumés les seigneurs
du village.
A noter également une très belle statue de la vierge du XVIIe siècle, ND du Jayel.
Prendre
la D122 jusqu’à
Boeseghem.
A
Boeseghem ont vécu les Teneur et
les Vincent aux XVII e et XVIII e siècles.
Le
village a longtemps appartenu à
l’abbaye St Pierre de Gand.
Il
a conservé son église St Léger
du XVI e siècle qui a conservé ses fonds
baptismaux sculptés du XVIe siècle.
L’autel,
le tabernacle et la
chaire sont du XVIIIe siècle. La chaire est
précisément datée de 1748.
Sortir de Boeseghem et prendre la direction de Saint-Omer.
Quitter
la nationale par la D77 en direction d'Helfaut.
La coupole d'Helfaut-Wizernes est un bunker souterrain conçu par les Allemands pour lancer les fusées V2.
Elle est devenu un musée consacré à l'occupation allemande dans le Nord-Pas de Calais, aux armes secrètes, ainsi qu'à la guerre froide et à la conquête spatiale (issue de la technologie des V2).
Y sont présentés de nombreux objets, des films d'époque, des reconstitutions (magasin ou salle à manger d'ouvriers) etc.
Durée moyenne de la visite 2h30.
Reprendre la direction de St Omer par la N42;
Sortir en direction de Moulle et suivre Eperlecques.
Eperlecques :Guarbecque :
Là est
née
Foubert Adrienne vers 1630.
Le village a
conservé une belle église St Nicolas.
Les fondations
sont du XI e s..
Le
chœur, le
transept et le clocher (à quatre clochetons et
flèche octogonale en pierre)
sont du XIIe s..
La chapelle
sud et la façade ouest du XIIIe.
Les bas
cotés
sont du XVIIe s.
Les cloches
sont datées de 1694 et 1758.
Noter enfin de
beaux fonds baptismaux du XII e siècle.
Sortir de
Guarbecque et prendre
la direction de Busnes.
Busnes est le village des
Duponchel qu’on trouve dans vos ancêtres au XVIIe
siècle.
L’église
St Paul est de la fin
du XVIIIe siècle mais elle contient une belle chaire de
1633, la dalle
funéraire d’Antoynette de Flourymort de 1540, des
fonds baptismaux de 1550, une
mise au tombeau sculptée du début du XVIIe
siècle et l’ancien retable de
l’autel de la chapelle seigneuriale daté de 1562.
L’ensemble
est classé monument
historique.

Fonds baptismaux de 1550
La
mairie possède un mécanisme
de sonnerie de cloches daté du début du XVIIIe
siècle et provenant de la
collégiale de Lillers.
Sortir
de Busnes et prendre
la direction de Béthune via la D187 et la RN 43.
Sortir de Béthune par la rue d’Aire en direction d’Annezin.

Annezin :
Les Carpentier, Daniel, Delassus ou encore les Mannessier sont nés à Annezin au XVII e et XVIII e siècle.
Michel Leturgie a été meunier a Annezin au XVIIIe siècle.
Jean-François Manessier était laboureur et lieutenant d'Annezin au XVIIe siècle. Le lieutenant de village avait un rôle important car il devait s'assurer du respect de la coutume du lieu et des droits du seigneur. Il était généralement le plus important laboureur (celui qui exploitait le plus de terres) de la commune. Il était aussi souvent chargé de collecter les impôts pour son seigneur.
Quant à votre ancêtre, François Joseph Lourme, il est dit militaire en retraite à son mariage en 1811, il a alors 25 ans. Ceci signifie qu'il percevait une pension militaire.
L’histoire
d’Annezin a toujours
été fortement liée à celle
de Béthune, le village a notamment subi les
conséquences des sièges.
Pourtant
Annezin possédait un
château et donc un seigneur, il en est fait mention
dès 1222.

Le
château d’Annezin sur les
albums de Croy (XVIe s.)
On
le retrouve en 1645
quand les Français qui assiègent
Béthune (alors occupé par les Espagnols) y
installent leur quartier général.
Lors
du siège de 1710, les
Espagnols cette fois, pilonnent
le
château de Béthune défendu par les
Français, à partir de 4 batteries
installées
à Annezin.
Il
apparaît encore dans
l’histoire en 1847, les gens du pays souhaitant organiser un
banquet
réformiste, il le fut au château
d’Annezin, sous la présidence d’Odilon
Barrot,
un des chefs de l’opposition qui deviendra ministre sous la
II e République.
Il
est ensuite racheté par la
compagnie des mines d’Annezin, elle-même
rachetée par la compagnie des mines de
Bruay.
C’est
alors qu’il est détruit.
Son
parc est aujourd’hui le
jardin des sports, à la limite de Béthune et
d’Annezin.
L’église
ancienne a également
disparu, elle a été remplacée par
l’église St Martin entre 1872 et 1880.
Seuls
subsistent de l’ancienne
église les deux gros piliers gris octogonaux à
l’entrée du chœur.
Les
grés utilisés proviennent
de la destruction des remparts de Béthune.
A
l’intérieur on peut cependant
encore admirer une vierge en bois peint du XVIII e siècle et
un St Roch en bois
polychrome du XVI e s.
On
peut terminer la visite du
village par celle du musée de poche (30 m2) ,
installé place du général
De Gaulle, consacré à l’histoire
d’Annezin.
Revenir
sur vos pas et
prendre la direction de St Venant – Hinges.
Hinges :
Des Delelis, Louchart ou Papegay ont vécu à Hinges au XVII e et au XVIII e siècle.
Le village a beaucoup souffert des deux guerres mondiales.On peut cependant profiter du beau panorama sur la plaine environnante et notamment de la vue sur Béthune.
L’église Ste Marguerite, reconstruite après 1918, abrite encore les fonds baptismaux du XVIe siècle.